Content

Le paradoxe de la sécurité



Cet état de fait est exploité par les cybercriminels qui profitent de ce contexte de crise pour mettre les bouchées doubles. Il existe aussi des salariés mécontents qui quittent leur entreprise avec des informations précieuses sous le coude tandis que celle-ci réajuste ses systèmes de défense dans un effort d'allègement. Tout ceci survient au moment où les entreprises peuvent difficilement se permettre des temps d’arrêt, une baisse de productivité, le vol de données, les baisses de vente et une réputation entachée.

Ce rapport quantifie les dépenses de sécurité au sein des moyennes entreprises (ayant de 51 à 1000 employés). Du fait que ces entreprises sont appelées à croître et évoluer, nous avons voulu étudier leur manière d’allouer les ressources de sécurité et leurs liquidités en dollars, en particulier dans ce contexte de menace grandissante. Au cours de l’année précédente, une moyenne entreprise sur cinq a connu un incident de sécurité qui a directement causé une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 27 000€ en moyenne. En Chine, 38% des entreprises ont eu un incident causant une perte moyenne de 57 000€. 70% des entreprises estiment qu’elles courent le risque de mettre la clé sous la porte si leurs données font l’objet d’une violation grave. Environ le même nombre d’entreprises a gelé ou réduit ses budgets de sécurité informatique pour concentrer ses ressources sur l’évolution ou le maintien de son activité. Lorsque le chiffre d’affaires est en baisse, les budgets suivent la même inclinaison.

La bonne nouvelle est qu’une approche proactive revient moins cher à une entreprise que de réparer les dégâts causés par une cyber-attaque. Une fois des solutions adéquates mises en place, les moyennes entreprises peuvent réduire la complexité et le coût de déploiement et de gestion de leur sécurité, ceci à une époque où faire plus avec moins est devenu la priorité numéro un.